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Samedi 18 Décembre 2021 - Lettre de Noël

Bonjour,

« J’espère que vous allez bien » ? Cette expression ici en Algérie est très courante. Quand on rencontre quelqu’un, la première chose est de lui demander comment il va. Habituellement on décline cela en plusieurs questions successives : ta santé ? ta famille ? Bon exercice de décentrement !

Comme chaque année je « prends la plume » pour vous dire mon amitié et vous donner quelques nouvelles de l’année écoulée.

 « Coté ferme tout d’abord » : la récolte de pommes a été bonne ainsi que la vente de légumes et de confitures, malgré le manque de pluies. Le pays dans l’ensemble, les agriculteurs et les éleveurs, ont souffert du manque d’eau.

« Coté travaux. » Justement on a eu plusieurs coupures d’eau provoquées par l’envahissement de conduites par des racines. C’était bien caché. On a mis du temps à le découvrir. On est alimenté en eau potable par une source proche du monastère. Ces coupures nous ont amené à faire des travaux pour avoir une solution alternative au cas où la source à nouveau ne donnerait plus. On s’est ainsi branché sur un puits, avec une pompe et un petit château d’eau. Recevant des groupes et assurant aussi l’eau à 11 maisons du village, on est maintenant un peu plus tranquilles. Ces problèmes ont eu aussi l’avantage de nous faire mieux comprendre comment marche notre propre réseau d’eau.

On a aussi rénové l’intérieur de l’hôtellerie. Presque trois mois de travaux par une entreprise et le résultat en vaut la peine. On a pu ajouter deux douches, mettre l’eau chaude dans les chambres, reprendre l’électricité, la peinture, faire une bonne isolation. On pourra ainsi mieux accueillir les pèlerins et les retraitants, été comme hiver. On a été aidé pour ce chantier par la « Fondation des monastères ». J’en profite pour remercier ceux qui nous aident financièrement et vous partager aussi nos besoins de financement pour d’autres travaux à venir vraiment nécessaires.

Les evêques

« Coté accueil de retraitants », le covid ne nous a pas empêchés d’accueillir plusieurs retraites : les prêtres d’Algérie ; la communauté jésuite ; une communauté de sœurs du Burkina au service en Algérie, les quatre évêques d’Algérie venus passer un temps fraternel entre eux, et des retraites individuelles. A chaque fois on est touchés de voir que le monastère est un lieu où le Seigneur parle, touche, restaure.

 « L’accueil des visiteurs » pendant la journée a aussi continué. 5 jours par semaine. Cela fait vraiment partie de nos activités ici. On reçoit les gens pendant une heure environ. On leur explique ce qu’est un monastère, l’histoire des moines et on leur fait visiter les lieux. Tibhirine est devenu un lieu connu en Algérie. La plupart des visiteurs sont Algériens. C’est beau de voir qu’une bonne partie d’entre eux ont été touchés par la mort des moines et nous l’expriment. On fait le « guide », mais plus que ca : on répond à leurs questions sur la religion chrétienne, sur notre vie aujourd’hui dans le monastère. On fait assez souvent de belles rencontres. L’enjeu est autant la découverte du monastère et de son histoire que la rencontre avec les visiteurs. On y aspire. Comme le dit le bienheureux frère Henri Vergés : « chaque rencontre est celle de Dieu…et je lui demande d’en rater le moins possible. »

Suivant de loin la campagne pour les élections en France, je suis inquiet de voir monter un courant anti étranger, anti magrébin, anti musulman. Alors qu’ici on est si bien reçu.

Pourquoi chercher à diviser plutôt qu’à unir ? J’aime bien cette phrase d’un pasteur : « L’unité ce n’est pas tolérer la diversité, mais la célébrer. » Johnson.

« N’avons-nous pas un seul père unique ? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? » questionnait le prophète Malachie vers l’an 400 av J-C. On retrouve cette citation à la synagogue de Bordeaux en dessous des noms des juifs de la ville disparus pendant la shoah.                                                                                          

A ce propos si vous ne l’avez pas encore fait je vous invite à trouver et à lire l’encyclique du pape François : « Fratelli tutti ». Un texte lumineux pour notre temps.

« Notre quotidien » ici est bien rempli entre la prière, l’accueil des visiteurs, la vie de la ferme, les travaux, l’entretien de la maison, du parc, la cuisine. Avec un certain isolement dû au covid, notre vie communautaire a été plus dense (les quatre mêmes ensemble sans beaucoup de sorties) et parfois exigeante. L’exemple des bienheureux moines nous encourage régulièrement. Eux qui n’étaient pas des saints ( !) luttaient pour vivre ensemble en frères. (Quand c’est un peu difficile je vais au cimetière demander leur aide).

« Bonne nouvelle » : une sœur nous a rejoint depuis le mois de novembre. Stéphanie. Cela nous fait du bien. On est maintenant cinq sur place (cf photo), plus Bruno, qui est à la paroisse voisine de Blida et qui vient régulièrement passer quelques jours avec nous.                              

« La vie de prière » aussi nous anime et nous soutient. Dans les offices réguliers nous continuons, à notre petit niveau, la prière des moines pour le pays. Nous avons aussi la chance d’avoir des espaces de calme, de solitude, dans nos chambres, dans la chapelle et dans le parc. Nous en avons besoin. Comme le dit Charles de Foucauld : « Plus nous serons seuls avec Jésus, plus nous le gouterons. »            

Cet été la communauté a fêté ses cinq ans de présence ici. C’est à la fois pas grand-chose et déjà quelque chose ! On est toujours dans la joie et l’action de grâce d’avoir reçu cette si belle mission en terre d’Algérie.

Le 21 novembre le frère Jean-Pierre, dernier moine de l’époque des bienheureux, est décédé au Maroc à Midelt. Après 25 ans il a rejoint ses frères près du Seigneur. On en a parlé ici à la télévision et dans les journaux. Plusieurs visiteurs nous ont exprimé leurs condoléances. Il a écrit son témoignage dans un beau livre : « l’esprit de Tibhirine ». Il était au Maroc quand il avait appris la mort de ses frères en mai 1996. Ce soir-là faisant la vaisselle avec un jeune il lui avait dit : « Tu sais. Il ne faut pas être triste. Nous sommes tous en train de vivre quelque chose qui est très grand. Il faut être à la hauteur. »

Sur ce je vous quitte. J’accueillerai aussi volontiers de vos nouvelles. N’hésitez pas à nous confier des intentions de prière.

Bien avec vous. Que Dieu vous bénisse et que le temps de Noël vous soit joyeux. Et Bonne année ! Eugène

                                       

Dimanche 21 Novembre 2021 - Le dernier frère de Tibhirine s'en est allé

Merci pour l'annonce rapide de l'enciellement de fr Jean-Pierre.

Nous avons prié en union avec la Communauté de Midelt, la Communauté Cistercienne, P Jean-Pierre Flachaire, et avec vous tous qui avez partagé avec lui  à partir de l'Atlas et des frères.

"L'amour fraternel est un puissant levier pour sauver le monde'' (Cardinal Duval). et je cite la fin de la lettre de frère Jean-Pierre en date du 20/09/2011 - dans "l'Esprit de Tibhirine": '' Quel programme merveilleux pour notre monastère en terre d'Islam et en milieu musulman. Je vous souhaite à tous dans vos relations, dans votre milieu de vie quel qu'il soit, même dans votre vie de couple et de relation avec des gens d'autre culture humaine: former ainsi des écoles de divine charité inspirées du même esprit, de la même invincible espérance. C'est l'avenir de notre monde qui est là.''

Nous serons en pensée et prière avec vous tous mardi  23 novembre, pour les obseques de Frère Jean-Pierre à Midelt au Maroc

 

Mercredi 10 Novembre 2021

Parution du livre de Frère Luc :  "Tu verras éclater le printemps - Lettres de Tibhirine" :
Nous avons hâte de nous plonger un peu plus dans l'Histoire de ce lieu par la lecture de ces lettres. Nous ne connaîtrons jamais assez la vie fraternelle (avec ses joies et ses difficultés inhérentes à toute vie fraternelle!) des moines ici où ils restent tellement présents dans la mémoire de nos voisins.

Une troisième sœur vient de nous rejoindre, Stéphanie et nous sommes heureux de mieux partager le dense quotidien ici. 

 ''Grâce'' au Covid, nous avons réduit les jours de visite pour ne pas être dépassés par l'affluence et bien accueillir, donc lundi au jeudi ouverts à tous. Pas de visites le vendredi sauf retraitants et corps diplomatiques. Visites réservées à 2 ou 3 groupes sur réservation le samedi.

La pluie est enfin là depuis une bonne semaine pour le soulagement de tous (barrages et réserves phréatiques à sec) en Algérie, mais avec les conséquences parfois dramatiques dans certaines zones mal construites.

Très bonne fin de semaine dans la joie du Christ Roi.

 

Samedi 8 Mai 2021

Point "Tibhirine", pour l'Assemble Générale de l'Association des Ecrits des 7 , en ce jour de fête des Martyrs d'Algérie :
 

La Communauté du Chemin Neuf à Tibhirine aujourd'hui :

4 permanents à temps complet : P Eugène responsable de notre Communauté en Algérie et chargé des travaux et entretiens des bâtiments. Sr Félicité qui assume la partie arboricole et maraichère avec Youssef et Samir. Sr Brigitte maitresse de maison, chargé de l’hôtellerie et participant à l’accueil des visiteurs. Fr Yves surtout à l’accueil, mais aussi au jardinage et à l’atelier d’entretien de ferronnerie avec un frère de Samir bien formé par Fr Paul

Fr Bruno à mi-temps à Tibhirine pour l’accueil et à mi-temps curé de Blida pour les étudiants sub-sahariens chrétiens des Facultés.

Tout le monde va bien, après quelques périodes de quarantaine totale dues à mon Covid.

Fr Robert bien isolé à Tamesguida va bien et les contacts téléphoniques sont réguliers.

Conséquences du Covid

La fermeture du Monastère nous a amené une belle solidarité par téléphone, SMS ou mail de la part de visiteurs. Beau dévouement des gendarmes pendant la phase la plus difficile de mon covid.

L’arrêt complet de toutes ventes pendant plusieurs mois, sauf quelques légumes, a impacté nos finances, mais sans drame. D'autres Communautés ont eu des situations beaucoup plus difficiles.

Actuellement l'ouverture aux visiteurs se fait seulement du lundi au jeudi, les affluences trop massives le vendredi et le samedi étant néfastes tant pour le risque viral que pour l’impossibilité de bien accueillir et d' engager le dialogue.

Les visiteurs

Ils viennent toujours de toutes régions, sont de tous âges et nous avons très souvent le cadeau de beaux échanges. Les remerciements pour notre présence sont fréquents.

Tous nous quittent avec des mercis chaleureux et disent vouloir revenir, ce qu’ils font assez souvent avec toute la famille ou de nombreux amis. L’attrait des bonnes confitures n’est pas négligeable, mais la PAIX du lieu, le bien-être ressenti sont les facteurs premiers des retours … et des envois élogieux sur les réseaux sociaux expliquant les affluences du WE …

Le village

Youssef et Samir vont bien, toujours fidèles et veillant à la continuité. Très scrupuleux pour le port de la ‘’bavette’’et limitant leurs sorties, ils vont bien. Si le village a été relativement épargné (on constate tout de même une forte augmentation des tombes au cimetière), la wilaya a été assez durement atteinte et nous avons perdu plusieurs amis et connaissance dont le mari de la cardiologue Tatiana. Confinement et couvre-feu, fermeture des commerces et des entreprises ont amené un chômage important et des conditions difficiles que l’aide des "Amis de Tibhirine" a permis de soulager en partie.

La situation économique du Pays entraine une diminution des subventions pour les produits alimentaires et de première nécessité…

Bonne nouvelles 11 familles viennent de bénéficier d’un appartement à Draa Smar : nous avons pu les aider pour une partie du versement.

Nous envisageons d’aider quelques grands adolescents en difficulté par une formation professionnelle proposée au CIARA des Jésuites à Alger. Cela remplacerait les confitures pour l’Ecole primaire …

L’Eglise et les chrétiens en Algérie

Prêtres et religieux apprécient le lieu et reviendront pour la troisième année consécutive en septembre prochain. Deux jeunes sont venus faire retraite d’élection en marche vers vie sacerdotale ou religieuse. Nous accueillons toutes les retraites individuelles aussi.

En WE il n’est pas rare de recevoir des membres de Corps Diplomatiques de divers pays et parfois de petits groupes d’étudiants ou paroissiaux.

Nous ne nous sentons donc jamais coupés ou isolés du monde et remercions même pour les conditions de notre confinement. La diminution des visites, même avec son impact sur notre économie, nous rend plus disponibles pour la prière, la réflexion et l’apprivoisement du lieu avec les écrits des moines : comment mieux accueillir, comment mieux s’accueillir et être en Visitation avec chacun.

P.S. : 

- 8 Mai très simplement priant, en union avec les chrétiens d’Alger, Oran, Tizi-Ouzou et quelques messages d’amis et connaissances.

- 21 Mai avec la communauté catholique du Diocèse Alger / Kabylie – environ 120 personnes – réunie à Tibhirine de 10h à 17h, avec notre Archevêque Paul. 

 

 

Dimanche 12 janvier 2021

Chers parents, chers amis, chers frères et sœurs

Simplement par cette lettre je viens vous dire un petit signe d’amitié. Le confinement ne nous empêche pas d’être humain !

L’année dernière ce qui avait été marquant en Algérie avait été le mouvement du Hirak, un mouvement populaire d’aspiration à plus de liberté, de justice.

Depuis le virus est arrivé et a stoppé toute manifestation. (Mais dans les cœurs ce mouvement de l’Esprit continue.)

Cette année est donc marquée nous aussi en Algérie par la pandémie.

Sur le plan politique il y a eu une élection présidentielle, avec peu de participation, et une nouvelle Constitution, mais sur le plan pratique on ne voit pas encore le changement annoncé d’une « Algérie nouvelle. » Les signaux sont plutôt négatifs en ce qui concerne la situation économique. Les prix commencent à monter. Le chômage des jeunes est important. Régulièrement on apprend que des « harragas », jeunes qui essayent d’émigrer clandestinement vers l’Espagne ou l’Italie, se sont noyés.

Le virus n’a pas trop frappé. Actuellement autour de 250 cas déclarés par jour. Et peu de morts. Mais ce doit être sans doute davantage car tout le monde ne fait pas le test. Il coute cher. Au plus haut de la pandémie cette année (800 cas par jour) les structures sanitaires étaient débordées. Les Algériens n’entrent que doucement dans les mesures sanitaires. Cela reste encore un peu loin pour une bonne partie d’entre eux. On parle de vaccin (spoutnik) mais ce n’est pas encore commencé.

Pour nous ici cela a eu des conséquences directes : à partir du mois de mars on a fermé le monastère aux visiteurs.

On a rouvert en octobre, mais on a refermé deux semaines plus tard car deux d’entre nous (sur 5) ont été testés positifs. Yves, a été bien malade. Heureusement il est maintenant remis.

On en a profité pour faire des travaux sur les bâtiments. Grâce aux dons, notamment de la Fondation des monastères.

Nos visiteurs étant absents, nos relations ont été avec les travailleurs : plombiers, maçons, saisonniers. On vit avec eux de bons moments.

l'équipe des plombiers                              

On a augmenté un peu nos temps de prière : notre façon d’être solidaire avec tous ceux qui souffrent de cette pandémie.

J’ai trouvé que le temps de l’Avent nous allait bien en ce temps de pandémie : temps d’attente, d’Espérance, soutenu par la prière.

La vie en communauté à quatre, sans visiteurs et sans beaucoup de sorties en a aussi été marquée.

Il a fallu s’adapter à cela. On attendait des personnes qui devaient venir nous aider, mais n’ont pas pu. Certains d’entre nous doivent aller en France depuis un moment pour du repos et des soins de santé mais pour l’instant ne bougent pas. Car si c’est assez facile de partir en France, il est plus difficile de revenir en Algérie.

Mes activités concernent outre la participation à la vie communautaire (cuisine, ménage), le suivi de certains travaux, l’entretien du parc. J’ai cette chance d’être souvent dehors.

En ce début janvier on vient de rouvrir aux visiteurs. Quatre jours par semaine. On les reçoit avec les mesures de protection. Même si c’est prenant on en est très heureux : on est ici pour cela et on a régulièrement de belles rencontres.

L’année dernière, avant le confinement, il y avait eu une augmentation importante du nombre de visiteurs. Le vendredi presque la foule. Plus de trois cent personnes : on était un peu débordés !

Maintenant ca reprend et on voit que l’attrait des Algériens pour le monastère ne diminue pas.

Cette année ici nous sommes quatre et demi.

                                    

Au monastère Brigitte, Félicité, Yves et moi. A mi-temps Bruno, revenu d’une année sabbatique en France, qui est aussi nouveau curé de Blida, grande ville proche de chez nous.

Un ami jésuite, Christian Reille, vient régulièrement passer une semaine avec nous. Il y a aussi des religieuses qui viennent faire leur retraite ici. Aux eucharisties on est entre 4 et 6. (chiffre du ministère de l’intérieur !)                                                                                     

 

 

 

 

 

 On a pu recevoir en octobre la retraite de prêtres d’Algérie. Un moment très chouette. Notamment la vaisselle tous ensembles, y compris avec les évêques !  Il y a une belle fraternité dans l’Eglise d’Algérie.                                                                                                                                                                                                                         

Cet été j’ai eu le beau cadeau d’aller faire une retraite de douze jours dans le sud algérien à l’ermitage du père de Foucauld, l’Assekrem, près de Tamanrasset. Un lieu magnifique. Beauté de la Création.

Petit miracle et coup de pouce de la Providence : on a voyagé gratuitement dans un avion militaire algérien transportant des soldats et des familles !

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 On a été marqué en décembre par la mort de l’ancien évêque d’Alger, Mgr Henri Teissier. C’est lui qui était évêque pendant les années noires et qui a eu à porter notamment la mort des 19 religieux qui ont été assassinés pendant cette période.

Cet homme a aimé Dieu, l’Eglise et les Algériens. Ceux-ci l’ont reconnu et les témoignages dans la presse ont été unanimes. Il fait partie de ces personnes qui ont travaillé au rapprochement entre l’Algérie et la France. Après les années de tempête qu’il a traversées il a quand même pu dire :                                           « Heureusement il y a un don de Dieu pour chaque jour ».

 

Au niveau de la Communauté du Chemin Neuf il y a eu un temps important : la visite de nos responsables au pape à Rome. (Cf Photo). C’est la première rencontre officielle depuis la naissance de la communauté en 1973. Une belle rencontre qui nous remplit de joie.

Je vais arrêter là cette lettre. Je m’étais dit que je serai court mais j’avais quand même pas mal de choses à vous partager.

Vous pouvez nous confier des intentions de prière. On a l’impression d’être entendus !

Bien avec vous. Et Bonne année !

Eugène

 

Pour en savoir plus :