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Frère Christian

Frère Luc

Frère Christophe

Frère Michel

Frère Bruno

Frère Célestin

Frère Paul

sens presence vierge tibhirineDans une lettre circulaire envoyée le 21 novembre 1995 de Tibhirine aux parents et amis de Notre Dame de l'Atlas (cité dans Sept vies pour Dieu et l'Algérie), la communauté précise les choix qui ont guidé sa décision de ne pas quitter l'Algérie malgré la violence qui y sévit. Leur statut monastique s'y retrouve très clairement :

" - PRESENCE : Assurer une PRESENCE, non pas missionnaire apostolique, mais contemplative et priante en milieu musulman, grâce à une communauté stable, unie, fraternelle, laborieuse (avec les associés). PRESENCE discrète, mystérieuse, séparée du monde et en communion avec les personnes, humblement attentives aux besoins matériels et spirituels de ceux qui nous entourent. "Portant le fardeau des uns et des autres ... participant ainsi aux souffrances du Christ et à la mission de l'Eglise ... avec l'espérance du Royaume" (Const. 3)".

histoire nd atlas cte tibhirineC’est au XIXème siècle que l’on voit la toute première implantation de moines cisterciens en Algérie, le 20 août 1843, à Staouëli, à 17 kilomètres à l'Ouest d’Alger. Cette implantation monastique va durer une soixantaine d'années. Le Père de Foucauld viendra réfléchir sur son érémitisme à Staouëli en septembre 1896.

En 1904, anticipant la loi d'expulsion des communautés religieuses de France, le monastère est fermé. Les moines se réfugient alors en Italie, à Maguzzano.

Et c'est une deuxième communauté qui arrive en 1934 et qui aprés une première implantation (vers le col de Ben Chicao) choisit  en 1937 de s'installer à une centaine de kilomètres au sud d’Alger près de Médéa. Le domaine agricole de Tibhirine devient l’Abbaye Notre-Dame de l’Atlas.

nd atlas saints fondateurs citeauxLes cisterciens de la stricte observance sont connus en France sous le nom de Trappistes, du  nom du monastère de la Trappe.

La vie trappiste est une forme de vie religieuse de type monastique, vécue sous la règle de Saint Benoît (Vème siècle), père des moines en Occident.

La vie trappiste se caractérise principalement par une vie volontairement menée à l'écart du monde, afin de favoriser ce qui en constitue le coeur : la prière. Celle-ci rythme la journée du moine qui se rend à l'église sept fois par jour pour l'office de la louange. Elle se nourrit de la Parole de Dieu. Chaque jour, le moine se met à son écoute à travers une lecture priante (lectio divina) de la Bible. C'est un chemin de purification du coeur et d'humilité.

En plus de l'office et de la lectio divina, c’est aussi une vie de travail (environ six à huit heures par jour, plutôt manuel).

Horaires d'hiver de la Trappe affichés dans le monastère pour les jours de semaine

histoire video la trappe

  • 3h45 : Lever/Vigiles (à 4h), Oraison, lectio
    Petit déjeuner

  • 7h30 : Laudes (puis vaisselle), Tierce au chapitre, Travail, lectio

  • 12h00 : Eucharistie concélébrée (sauf le jeudi)
    12h30, le jeudi, Sexte à la Chapelle

  • Vers 13h00 : Repas (après l'angelus), vaisselle....

  • 14h45 : None, Travail .... lectio

  • 18h00 : Vêpres, oraison
    18h00, le jeudi, Eucharistie et Vêpres intégrées

  • 18h45 : Repas... Chapitre
    19h30, le jeudi, Exposition du Saint Sacrement et adoration libre

  • 20h00 (environ) : Complies, angelus du soir, repos

Il y a eu plusieurs chapelles au monastère de Tibhirine

  • le bâtiment qui a des cloches ;
  • dans l’agrandissement du monastère : la très grande pièce avec des stalles en bois, des photos montrent des célébrations dans ce lieu, salle qui sert aujourd’hui de lieu de séchage pour la lavande et le tilleul
  • à l’hôtellerie là où des vitraux de couleur ont été posés.
  • il y en a eu une, sans doute un temps, dans la salle du chapitre : il y a les traces d’un tabernacle
  • dans le chai (chapelle actuelle)
  • au moment de très grands froids quand le monastère n’était plus chauffé nous avons parfois célébré la messe dans la salle d’accueil de l’hôtellerie et/ou dans la pièce qui servait de sacristie près de la chapelle.

Histoire, mobilier et vitraux

C'est devant cette icône, écrite par Soeur Françoise en 1986, suivant les indications de Père Christian alors supérieur de la Communauté, que les Frères ont prié dans leur chapelle en Algérie jusqu'au jour de l'enlévement dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

Le CHRIST, représenté en majesté dans "le geste invaincu de l'Amour embrassant le monde" en habit blanc qui évoque la Transfiguration et drapé de rouge pour signifier sa royauté, les yeux ouverts, les mains tournées vers le haut et tenues par des étoiles de lumière symbolisant son amour pour tous les hommes, est montré ressuscité comme écrit sur l'écriteau (en arabe) : "Il est ressuscité"

"C'est l'amour, et non les clous, qui le tenait fixé à ce gibet que nous lui avions taillé." (Père Christian de Chergé)

© Oeuvre originale de Soeur Françoise MENETRIER 

A lire : "La Croix de Tibhirine", un article de Anne-Noelle CLEMENT